News 12/01/2026

Des “Poétiques baltes” à la Cinémathèque du documentaire

Cette rétrospective proposée par la Cinémathèque du documentaire à la BPI vient de débuter et se poursuivra jusqu’au 15 mars prochain.

Estonie, Lettonie et Lituanie se trouvent évidemment au cœur de ce nouveau cycle concocté au sein de la Cinémathèque du documentaire – plus précisément par Arnaud Hée, par ailleurs collaborateur régulier de la revue Bref – qui met en lumière la création de ces trois états ayant retrouvé leur indépendance après la chute du Mur de Berlin et se voyant actuellement menacés par le péril expansionniste du Kremlin. Un coup de projecteur bienvenu, donc, proposant au Forum des images de multiples œuvres, qui sont pour certaines très rarement diffusées. 

L’un des segments de la programmation s’intitule “40 étincelants courts métrages”, ce qui promet beaucoup ! Les motifs convoqués de même, à savoir “la mer et l’eau, le temps, le passé et les âges de la vie, la matérialité et la spiritualité, la ruralité et la ville” : que demander de plus ?

Sept programmes seront ainsi projetés, en plus d’un focus dédié à Mark Soosaar, grande figure du cinéma estonien qualifié de “cousin balte de Jean Rouch” et qui a beaucoup filmé l’île de Kihnu, à travers Les femmes de Kihnu (1974), Les hommes de Kihnu (photo de bandeau, 1986) et Les enfants de Kihnu (2018). Herz Frank et Ivars Seleckis – tous deux lettons – seront aussi à l’honneur, ainsi que les “premières cinéastes des pays baltes”, en tête Valeria Anderson, Janina Lapinskaitė ou Leida Laius, sur le week-end des 17 et 18 janvier particulièrement.

On notera aussi la présentation d’un film de Sharunas Bartas, sans doute le cinéaste le plus connu du cinéma lituanien (En souvenir des jours passés, 1990, photo ci-dessus). La plupart des films exposés datent de la période 1960-2000, à quelques exceptions postérieures près, dont le long métrage Terminus de Laila Pakalnina, qui date de 2024 (photo ci-dessous). Ce sont plusieurs films autres films de l’incontournable réalisatrice, qui avait fait l’objet d’une rétrospective spécifique il y a quelques années, qui seront par ailleurs projetés. 

Il est à noter que cette rétro “Poétiques baltes” se prolongera au printemps dans les rendez-vous réguliers “Du court, toujours” et “Trésors du doc”, où pourront être retrouvés des films d’Ansis Epners, Andres Sööt et Juris Podnieks.

Christophe Chauville

À lire aussi :

- Sur la rétro Pakalnina du printemps 2019 à la BPI.

- Sur la rétro Andrius Stonys de 2024.